La restauration collective vit une transition majeure. Sous l’impulsion de la loi EGAlim¹ et des attentes croissantes des convives, les gestionnaires et les collectivités repensent leurs approvisionnements autour de trois piliers : durabilité, qualité et bien-être animal. Engagé de longue date aux côtés des professionnels, Lactalis Foodservice accompagne cette évolution avec une conviction forte : une alimentation durable commence dans le pré.

Un cadre législatif qui s’étend à toute la restauration collective

La loi EGAlim (loi française qui cherche à améliorer l’alimentation de tous, en encourageant les produits locaux, durables et bio, tout en soutenant les agriculteurs et en réduisant le gaspillage alimentaire) continue de transformer le paysage alimentaire français. Depuis 2024, les établissements publics doivent atteindre 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de l’agriculture biologique², dans leurs approvisionnements.

En 2025, ces exigences s'élargissent au secteur privé, conformément aux recommandations de la Convention citoyenne pour le climat et du Ministère de la Transition écologique³. Depuis la mise en œuvre de la loi EGAlim, plusieurs actions concrètes ont été engagées dans la restauration collective publique :

  • Augmenter la part de produits durables et bio dans les repas : de nombreuses cantines scolaires, hôpitaux ou administrations servent désormais davantage de fruits, légumes et viandes issus de l’agriculture biologique ou locale.
  • Réduire le gaspillage alimentaire : mise en place de pesées des déchets, adaptation des portions et don des surplus alimentaires à des associations.
  • Améliorer le bien-être animal : sélection de viandes issues d’élevages respectant des conditions d’élevage et d’abattage plus éthiques.
  • Diminuer l’usage du plastique : remplacement progressif des barquettes ou bouteilles jetables par des contenants réutilisables ou recyclables.

Ces mesures ont permis, selon les premiers bilans, une hausse notable de la part de produits durables dans les menus publics et une meilleure sensibilisation des acteurs locaux à la qualité et à l’origine des aliments. Cependant, des défis subsistent, comme les difficultés d’approvisionnement, les contraintes budgétaires ou le manque de filières certifiées en quantité suffisante.

Une dynamique sectorielle en pleine évolution

Partout en France, les acteurs de l’alimentation s’engagent et innovent.
Par exemple, Cooperl Salaisons Foodservice développe la filière « Élevages Bien-Être », qui associe qualité des viandes, meilleures conditions d’élevage et respect de la réglementation. Cette mobilisation collective démontre que le bien-être animal et la qualité alimentaire deviennent des leviers de différenciation et de performance qui dynamisent l’ensemble du secteur.

Au cœur de cette démarche, les filières de Lactalis Foodservice reposent sur des pratiques d’élevage respectueuses des animaux et de la nature :

  • Alimentation 100 % biologique et sans OGM pour les vaches de la filière “Bio Engagé”, garantissant la santé animale et la préservation des sols⁴.
  • Pâturage régulier et vie en plein air, éléments essentiels au bien-être des troupeaux⁵ dans les filières Bio Engagé et BEA (Bien-Être Animal). Il garantit la liberté de mouvement et une alimentation naturelle, autant de points clés pour le bien-être des troupeaux et la qualité du lait⁶.

Filières brebis et chèvre : un engagement à long terme

Lactalis étend sa démarche aux laits de brebis et de chèvre, utilisés notamment pour Salakis et les dés de feta AOP. Des diagnostics bien-être animal sont progressivement mis en place sur toutes les exploitations, avec un objectif de 100 % d’ici 2030 pour les brebis et 2026 pour les chèvres. Ces évaluations aident les éleveurs à améliorer continuellement leurs pratiques et à renforcer le respect du vivant.

  • Formation continue et mentorat des jeunes éleveurs via la Milk Academy et la certification CowSignals®. En 2024, 97 % des techniciens laitiers étaient déjà formés, avec une remise à niveau programmée tous les trois ans. Lactalis s’assure que les pratiques vont au-delà des normes minimales, en proposant via Lactel Pro des formations spécifiques sur le bien-être animal, y compris des approches alternatives comme les médecines douces. 

 

  • Plantation annuelle de 20 000 arbres en bordure des prés pour les élevages de la filière Bio Engagé, afin de favoriser la biodiversité et le confort des animaux. 

L’évaluation des fermes partenaires s’appuie sur une méthode inspirée du référentiel Welfare Quality®, intégrant plus de 100 critères d’observation fondés sur les « Cinq Libertés » du bien-être animal⁷.

Des produits conçus pour la restauration collective durable

Gammes Bio Engagé, AOP, IGP et Label Rouge, garantissant origine, qualité et respect animal

Œufs et ovoproduits hors cage, avec un objectif de 100 % hors cage en 2025 Par exemple, la crème anglaise Vanille Bourbon est réalisée à partir de 100 % œufs coquilles et 92 % ovoproduits hors cage (objectif 100 % en 2025)⁸.

Conditionnements et formats adaptés à la restauration collective (portions individuelles, barquettes, yaourts bio, fromages AOP prêts à l’emploi)

Certifications qualité internationales pour les produits dédiés à la restauration collective : ISO 22000, FSSC 22000, IFS, BRC et SQF.

Bio Engagé Lactel Professionnel : aller au-delà du label

La démarche Bio Engagé Lactel Pro illustre la volonté de Lactalis d’aller plus loin que le simple respect du cahier des charges biologique.
Ce référentiel interne intègre des critères additionnels de transparence, de bien-être animal et de durabilité, vérifiés régulièrement.
Parmi les innovations récentes, Lactel Bio Choco Max répond à la fois aux attentes nutritionnelles et aux enjeux d’approvisionnement durable en restauration scolaire et hospitalière.

 

Vers une restauration durable et collective

De l’éleveur au restaurateur, chaque acteur de la chaîne alimentaire contribue à la transition vers une restauration plus durable. En s’appuyant sur des filières engagées, des produits certifiés et des initiatives de formation, le secteur s’organise pour répondre aux exigences d’une alimentation saine, éthique et responsable.Parce qu’une restauration de qualité commence sur le terrain, cette démarche collective vise à concilier bien-être animal, qualité des produits et responsabilité environnementale, au service de l’alimentation de demain.

 

 

¹ Loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable (EGAlim)

²“Alimentation durable : les nouveautés 2024 pour la restauration collective” - Ministère de l’Agriculture

³Suivi de la convention citoyenne pour le climat focus loi et EGAlim

⁴Extrait du rapport de durabilité de Lactalis Foodservice “La démarche bio engagé Lactel Professionnel

⁵Ibidem

⁶Ibidem

⁷“Le bien-être animal, qu’est-ce que c’est ?” - Article du 28 avril 2025, publié sur le site du Ministère de l’Agriculture.

⁸Rapport RSE Lactalis Foodservice - 2024

 

 

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